• Le grand méchant loup II

    Hop, j'manquais un peu d'inspiration, ces derniers temps. En tous cas, je l'ai cru jusqu'à ce que je me remette sur Word... c'est là que j'ai compris que c'était juste de la flemme.
    J'vous remets un p'tit bout de ma Maladie du Grand Méchant Loup, je sais, j'avais dit que je le continuerai pas, tout ça, mais j'vais essayer d'en faire un p'tit truc, même si je ferais probablement mieux de bosser mon foutu scénar, sinon, j'vais encore me faire enguler par A.,bref, voilà:



    Son prédécesseur, Antoine 1er d'Azuria[1], n'avait pas été un mauvais roi. Nombre de souverains méritent sans doute de finir la tête tranchée, mais il n'en faisait pas partie. C'est probablement la raison pour laquelle il fût poignardé dans son sommeil.

    Alors que son âme se détachait de son corps, il prononça une incantation universelle de tous ceux qui ont pour première image au réveil celle de leur propre corps dans une position grotesque, un poignard planté dans le dos, à savoir : « Oh, merde ! ».

    Ses paroles, prononcées dans le plan éthéré, ne furent bien sûr pas perçues par son assassin, pas plus que par les autres membres de sa maisonnée (qui dormaient de toutes façons du sommeil de ceux qu'un crétin hurlant « oh merde » au milieu de la nuit ne risque pas de déranger), tout au plus perturba t'il une musaraigne planquée dans un mur et qui fuit en courant. Le destin fit ainsi preuve d'un étonnant sens de l'humour en s'arrangeant pour qu'elle traverse une marche au
    moment où l'assassin mit le pied dessus, provoquant en plus d'une petite glissade, un brisement de nuque impromptu et de particulièrement mauvais présage pour le reste de son existence.

    L'esprit d'Antoine et celui de son assassin, une charmante jeune femme, bien qu'un peu translucide depuis son récent décès, contemplèrent la grande porte qui était apparue devant eux. Elle s'ouvrit, et ils purent contempler l'au-delà. Alors, ils se prirent la main et avancèrent, en songeant qu'au final, ça aurait pu être bien pire.




    [1] Antoine 1er s'était fait laborieusement expliquer par son intendant que s'il voulait avoir la moindre chance de laisser une trace dans l'histoire, il lui fallait fonder une dynastie, ce qu'il fit donc. Malgré son décès prématuré, avant qu'il ne trouve une épouse, et par extension avant qu'il n'ait des successeurs dignes de ce nom, l'acte atteint son objectif. La dynastie des Antoine d'Azuria est reconnue comme étant la plus courte qui ait jamais existé (environ 3 ans). On peut supposer qu'il ne pensait pas rester reconnu sous la forme de l'expression : « Tu parles, ça va autant durer que la dynastie d'Antoine! », mais c'est mieux que rien.



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